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Les Lacs Italiens

« Le soir nous surprend à l’improviste. On ne sais plus où le lac finit ». Un grand poète italien du XXème siècle, Vittorio Sereni (1913-1983), écrivant ce fragment gravé dans le rêve, nous parle de « son » lac Majeur, entre le Piémont et la Lombardie, aux pieds des Alpes. Mais, comme toujours dans la vraie poésie, ce vers résonne dans le temps comme une description emblématique de chaque lac, quel qu’il soit. Le lac: des des eaux, des montagnes, des plaines, des villes, le tout en un seul fragment. Un lieu où notre âme se repose, point d’abordage de l’esprit.

Petits comme des larmes ou grands, mais sans jamais donner l’illusion de la mer, si ce n’est dans le cas du lac de Garde (le plus étendu de la péninsule), les lacs italiens sont des décors naturels incomparables. Le long de leurs rives, le temps a laissé en souvenir des visages et des histoires, des vestiges de l’art, des nostalgies et des mémoires. On y entend battre le coeur d’un présent vivant, romantique ou solaire, lorsque tombe le crépuscule ou dans le tourbillon des lumières de la nuit. Des Alpes au Midi, l’Italie est ponctuée de miroirs d’eau, encerclés de montagnes ou de la végétation calme des plaines. Parcourir ce monde c’est un peu revenir sur les traces des grands voyageurs d’autrefois. Un voyage à éprouver, la séduction d’une rive sur laquelle accoster.

LE LAC MAJEUR

Parmi les nombreux lac italiens, un seul mérite le nom de « Majeur »… le Verbano offre aux yeux des visiteurs un triptyque émouvant de couleurs et d’environnements naturels: le miroir bleu des eaux, le vert intense des collines, la tâche brune des montagnes. Une palette de teintes qui s’entremêlent et se dégradent, enveloppant une séquence ininterrompue de bourgs et de petites villes pittoresques, qui donnent  sur un petit groupe d’îles, très singulière, qui affleure au centre du plan d’eau.

Situé entre le Piémont et la Lombardie et, vers le Nord, jusqu’au Canton Ticino (Suisse), le lac Majeur se reconnaît dans une spécificité culturelle largement unitaire. Les racines de cette unité plongent dans l’histoire: en effet, le lac a été, sur ses deux rives, le berceau de la noble famille des Borromée, qui, dès le Moyen-âge, y prodigua tout son raffinement: encore aujourd’hui, témoignages de son prestige, on trouve les somptueux palais sur les îles, les riches jardins à l’italienne et l’imposant rocher d’Angera (la célèbre silhouette de Saint Charles appartient à la famille).

Les îles ne sont pas nombreuses sur les lacs italiens. Quatre des plus grandes se trouvent sur les lacs Majeur et d’Orta. Les îles Borromées, dans le golfe devant Stresa, constituent un véritable écrin d’art et de tradition, alors que l’île de San Giulia, devant Orta, accueille aujourd’hui un monastère bénédictin connu dans toute l’Europe. Un efficace service de navigation permet d’arriver en bateau aux îles.

Y ALLER :

L’aéroport le plus proche est celui de Milan Malpensa. Arona e Verbania, les deux principaux centres du lac Majeur, sont bien reliés par train avec Milan.

LE LAC D’ORTA

« Un délicieux petit lac aux pieds du Mont Rose, une île bien située sur des eaux très clames, coquette et simple (…). Le monde que le voyageur a connu se retrouve en petit, modeste et pur: son esprit reposé l’invite à rester là, car un charme poétique et mélodieux l’entoure, avec toute son harmonie, et réveille en lui des idées inhabituelles (…) c’est cela, le lac, en même temps un cloître et la vie ». Ces mots d’Honoré de Balzac sont le portrait suprême d’un des panoramas les plus captivants et romantiques d’Italie, celui de Cusio ou -comme il est plus communément appelé – du lac d’Orta.

C’est un enchantement de paix, dont on apprécie les couleurs surtout dans l’heure envoûtante qui va de la fin de la nuit à la plénitude de l’aurore, quand dans l’air à mesure plus lumineux, émergent du gris le bleu nacré des eaux, le brun et les verts infinis des mont boisés, l’acier des roches et le blanc de la neige sur les cimes plus lointaines. En regardant le paysage du haut du mont Mottarone qui le sépare du lac Majeur, on comprend pourquoi souvent pour raconter le paysage du lac d’Orta on a utilisé le mot « miniature » : dans un territoire de quelques kilomètres carrés, on trouve des plateaux ondulés et des montagne de plus  de 1500 mètres d’altitude, des bois et des près, des rochers, l’embouchure de torrents, des petits bourgs et des villes. Et au milieu du lac, qui fascina le philosophe Nietzsche quand il y arriva en mai 1882.  Peut-être que seul un endroit comme celui-ci pouvait séduire l’esprit inquiet de Nietzsche : le Cusio est le théâtre de sensations opposées, d’émotions et de surprises.

La ville la plus connue est ORTA SAN GIULIO, une petite ville pleine de charme, qui dans son architecture porte les traces de plusieurs époques: médievales, XVIème siècle, baroque, néoclassique. De la place, située sur la pointe d’un vert promontoire, le regard embrasse tout le lac : sur le fond de ce « salon » avec vue panoramique se trouvent les façades contrites des anciens édifices et le regard peut passer calmement des boutiques sous les arcades à l’île de San Giulio, qui émerge, avec sa basilique romane, entre l’eau et le ciel.

On peut se promener dans les rues étroites du village, où l’on retrouve le parfum du lac et des rêves anciens, à la recherche d’objets en fer forgé ou déguster un petit café et la cuisine typique locale. Ceux qui recherchent un silence plus favorable à la méditation peuvent monter au Sacro Monte (« Mont Sacré »), construit à partir du XVIème siècle et dédié à Saint François d’Assise. Ce lieu envoûtant se dresse au centre d’un grand parc, qui est une réserve protégée, entre hêtres, tilleuls et sapins. Disposées autour de l’église de Saint Nicolao, vingt chapelles sont « animées » par 376 statues et par de grandes fresques, qui illustrent la vie du Saint.

LE LAC DE VIVERONE

En plein coeur du Piémont, dans la province de Biella, non loin de l’embouchure de la Vallée d’Aoste, apparaît comme par magie le lac de Viverone. Ce miroir d’eau est né d’un très ancien glacier et s’étend dans l’imposant amphithéâtre de la Serre d’Ivrea, le profil morainique le plus étendu de l’arc alpin. Viverone, paradis pour les observateurs d’oiseaux, est un véritable joyau de la nature, dont les rives se peuplent l’hiver d’oiseaux aquatiques provenant d’Europe du Nord.

Main on y trouve aussi histoire, tradition, oenologie et gastronomie : en témoignent la découverte des restes d’un village préhistorique sur palafittes, une de plus importantes découvertes archéologiques du XXème siècle, et l’Erbaluce de Caluso, grand vin à déguster dans une oenothèque du château de Roppolo. Près d’Ivrea, commence le superbe district des Cinq lacs (Sirio, Pistono, Nero, de Campagna, San Michele), petits bassins cachés entre des parois de riche végétation.

Au début de leur « Voyage en Italie », les touriste du XIXème siècle passaient les Alpes et devant leurs yeux s’ouvrait un lieu surprenant, une anticipation de soleil, de lumières, de couleurs et d’atmosphères méditerranéennes. C’était la merveille du Lario (lac de Côme) et du Ceresio (lac de Lugano), auxquels on associe un peu plus à l’ouest le lac de Varese et au sud les petits bassins de la Briance, dans une région qui, située entre les brumes de la plaine du Pô et les cimes des Alpes, est un fragment de paradis romantique. Ces lieux encore aujourd’hui recèlent un charme incomparable.


LE LAC DE COME

Dans un coin de la mémoire culturelle commune aux peuples européens, se trouve le lac de Côme. Une citoyenneté que le Lario (l’autre nom du lac) doit à la plume d’Alessandro Manzoni avec « Les fiancés », le roman qui le lie à jamais l’histoire de l’amour difficile entre Renzo e Lucia aux lieux de ce lac lombard, rendant ainsi éternel un paysage d’eaux et de monts. Mais le lac de Côme doit surtout sa popularité dans le monde aux compte-rendus des voyageurs du XIXème, littéralement atmosphère méditerranéenne qui fut la base d’une première affirmation d’un tourisme moderne, bien qu’indubitablement d’élite, dont les gravures jaunies et les vieilles photos gardent vivante l’image: bateaux à vapeur, trams à chevaux, funiculaire, les premiers hôtels de luxe.

On reconnît le caractère exceptionnel des lieux même à partir d’une simple carte géographique de la Lombardie, sur laquelle se détâche un curieux Y renversé qui relie, en une seule étendue d’eau, ce qui semble être trois lacs différents: celui de Colico au nord, de Lecco au sud-est, de Côme au sud-ouest. C’est le Lario, qui est né, comme les autres lacs préalpins italiens, d’un grand glacier qui à l’origine descendait jusqu’à la Briance, où il donna naissance aux actuelles collines morainiques. Le lac s’est formé dans la cavité creusée par les glaciers, dont le passage est prouvé par les roches qui portent encore les marques de l’érosion et par les nombreux rochers erratiques présents surtout dans ce qu’on appelle le Triangle du Lario (la zone comprise entre les deux bras du Y, c’est-à-dire les branches occidentales et orientales du bassin).

Ce qui frappe dans cette région magique, c’est l’association d’une grande variété d’environnements et de panoramas et le charme des habitations. En quelques kilomètres, on passe de la haute montagne au lac, de la vallée alpine la plus inaccessible à la colline la plus douce, des bois de conifères aux palmiers, de la réserve pour animaux aux pistes de ski des tations à la mode, le tout en une myriade de paysages naturels bénéficiant à chaque saison du renouvellement continu des couleurs et des atmosphères. Puis, à côté de la nature, l’intervention de l’homme: de minuscules villages, caractéristiques de par la succession de maisons en pierre retranchées sur les rives, et de célèbres stations touristiques; sans oublier les splendides demeures nobiliaires, où le faste des constructions et des jardins raconte la séduction que le lac de Côme a su autrefois exercer: de luxueuses villas qui brillent par leur art, qui résonnent d’histoires et de légendes, entourées d’une riche végétation, où l’on reste stupéfait de la présence de plates typiques des régions chaudes, comme l’olivier et les nombreuses espèces tropicales qui prospèrent grâce au climat particulièrement doux.

Mais les secrets et les merveilles des nombreux centres riverains sont infinis…. A’ voir absolument :

TREMEZZO, visite  de la villa Carlotta – célèbre dans le monde entier pour son splendide parc rempli de fleurs et de plantes rares; là, pendant la saison la plus chaude, fleurissent des cactus, des fougères australes, des palmiers, des cédratiers, des citronniers et des orangers. En avril-mai, la floraison des rhododendrons et des azalées est spectaculaire;

COME, qui s’étend dans une verte vallée ouverte à l’extrémité de la branche occidentale du lac, riche d’art et d’histoire, patrie d’hommes illustres, d’artistes et de scientifiques, de Pline l’Ancien à Alessandro Volta, spectaculaire avec ses grandes villas et ses parcs;

LECCO, sur la branche orientale, dominée par les monts San Martino e Resegone et par le profil des Grignes, cimes berceau de l’histoire de l’alpinisme;

COLICO, la porte de la Valtellina à l’extrémité septentrionale;

GRAVEDONA, paradis des camélias;

BELLANO, où le torrent Pioverna se jette dans un étroit passage entre de grands rochers, formant ainsi des gorges, envoûtant spectacle naturel, accessible grâce à des passerelles suspendues;

MENAGGIO, qui l’été s’anime d’une grande insouciance et est un endroit idéal pour les jeunes et pour ceuw ui souhaitent des vacances sous le signe du divertissement;

VARENNA, centre de la navigation lacustre, lieu touristique vivant et moderne, mais aussi gardien d’un passé médieval;

BELLAGIO, à l’extrémité de la pointe qui divise la branche de Côme de celle de Lecco, un lieu magique, miracle issu de la douceur du climat et d’une atmosphère qui semble suspendue dans le temps: là, entre le XVIIIème et le XIXème siècles, la noblesse lombarde créa son jardin des délices, comme on peut aujourd’hui bien le comprendre en se promenant dans les petites rues du village, en érespirant » l’élégance d’antan, ou en s’immergeant dans la tranquillité des parcs de la villa Melzi d’Eril (premier exemple de jardin à l’anglaise sur le lac) et de la villa Sorbelloni;

OLIVETO LARIO, avec sa production renommée d’huile d’olive;

OSSUCCIO, face à l’île Comacina, qui à l’époque médievale acquit sa renommée de chef d’oeuvre d’architecture militaire, et dont les  fastes sont chaque année rappelés lors de la grandiose fête de Saint Jean (en juin);

MOLTRASIO et CERNOBBIO, célébres pour leurs grandes villas, parmi lesquelles la ville d’Este, datant du XVIème siècle, transformée à la fin du XIXème en hôtel et aujourd’hui siège prestigieux de congrès internationaux.

Une façon insolite et particulièrement séduisante de voyager entre ces localités est de naviguer sur le lac en bateau, pour goûter le côté le plus romantique du paysage et observer d’un point de vue unique les villas d’époque et leurs jardins, en savourant une émotion intense, peut-être la seule qui puisse aujourd’hui se rapprocher de celle du Grand tour d’autrefois.

Une autre façon originale pour apprécier les panoramas du Lario est de les admirer d’en haut, grâce au funiculaire Côme-Brunate, sur le téléphérique Argegno-Pigra ou, pour les plus aventureux, à bord d’un hydravion: en effet, à Côme, se trouve l’unique école européenne où l’on peut obtenir le brevet pour piloter ces avions.

Côté gossip, sachez que cette zone est fréquentée non seulement par les touristes, mais également par les paparazzi … en effet, de nombreuses personnalités italiennes et internationales ont élu résidence aux alentours de ce lac magnifique; citons en exemple, à l’attention de ses fans – dont je fais partie –  le mythique George Clooney: sachez que vous pourriez avoir la chance de croiser l’acteur au détour d’une ruelle, à pieds ou en moto, car il nous a montré encore une fois son excellent goût en choisissant comme lieu de résidence la villa Oleandra, à LAGLIO, dont il serait tombé littéralement sous le carme un jour lors d’une promenade, au point de demander à son proprétaire de la lui vendre sur-le-champ; si vous le « ratez » chez lui, sachez également que l’acteur est un client assidu du restaurant « Gatto Nero ». Si vous le rencontrez, n’oubliez pas de lui dire que j’attends son appel avec impatience!…  pour un petit café voire une pizza, dont il raffole ;-).

Et à propos de (bon) goût : La zone de Côme est célébre, entre autre, pour son extraordinaire production de beaux fils et tissus, notamment de soie d’une très grande qualité. Les siècles derniers, la production était associée à la culture du mûrier et à l’élevage des vers à soie, qui fournissaient sur place la matière première. Aujourd’hui, les ateliers de production comasques sont une des réalités les plus importantes du « made in Italy » dans le secteur de la mode.

Vous recherchez un fournisseur, un client? Vous souhaitez les rencontrer? Je peux les rechercher pour vous, organiser les  rendez-vous et vous assister lors des échanges.

Vous l’aurez compris… de tous les lacs italiens jusqu’ici décrits, celui de Côme est mon favori (c’est aussi celui que je connais le mieux); mais voyons donc les autres, qui ne manqueront pas de vous ravir :

Le CERESIO (lac de Lugano)

Mi-italien, mi-suisse, le Ceresio (ou lac de LUGANO) a une morphologie plutôt tortueuse. Il trace un sillon profond qui s’enfonce dans les monts situés derrière VARESE, décrit un arc à PORTO CERESIO et se dirige vers le nord, après avoir contourné par sa branche méridionale l’importante masse du mont San Giorgio. S’ouvrant dans le petit golfe sur lequel se dresse LUGANO, il se replie enfin vers l’ouest, en un fjord sur lequel se précipitent les flancs boisés des montagnes. La couleur vert foncé des feuilles de châtaigners et autres latifoliés domine, couleur qui à de nombreux endroits est la même que celle des eaux dans lesquelles les épaisses forêts se réflètent. Traversé plusieurs fois par la frontière entre les deux Etats, on peut le visiter en naviguant sur des bateaux qui proviennent de LUGANO et qui abordent également dans différentes localités de la côte italienne.

Théâtre les siècles derniers de la coexistence de grandes richessses et d’une pauvreté désolante, d’un luxe décadent et d’une contrebande utilisée pour survivre, d’un tourisme d’élite et de la sueur amère dans les filatures et les usines de tissage de la soie, c’est le « petit monde antique » évoqué dans ses joies et ses douleurs dans le roman du même nom de l’écrivain Antonio Fogazzaro (1842-1911).

Le centre le plus important de la partie italienne est PORLEZZA, bourgade gracieuse et accueillante, avec de bons équipements touristiques. Derrière elle s’ouvre la Valsolda, parcourue d’itinéraires panoramiques pour des excursions qui remontent du bourg médieval de SAN MAMETE ou d’ORIA en direction des petits villages qui surmontent le lac, plongés dans la tranquillité des bois. Non loin de CRESSOGNO, l’église du XVIIème du sanctuaire de Notre Dame de la Caravina mérite une halte. La gastronomie de la région, comme celle du lac de Côme tout proche, se base sur le naturel et la simplicité, c’est-à-dire sur ce que peuvent offrir de mieux la montagne et le lac.

Aujourd’hui comme autrefois, les alpages produisent du beurre, de la ricotta et une grande variété de fromages et de charcuterie, et dans les localités riveraines on peut déguster du poisson, cuisiné de différentes façons.

LES LACS DE LA BRIANCE

Au sud du LARIO, entre COME et LECCO, autrefois lieu de villégiature exclusive pour l’aristocratie et la haute bourgeoisie milanaise, la Briance a, ces dernières décennies, connu surtout un important développement industriel. Mais pour ceux qui aiment les paysages lacustres, la région offre une série de petits joyaux: une collection de diamants le long d’un parcours de moins de 40 kilomètres: les lacs de MONTORFANO, près de COME; d’ALSERIO et de PERUSIANO, tous deux près de la belle petite ville d’Erba; du SEGRINO, d’ANNONE et, en direction de LECCO, de GARLATE et d’OLGINATE, avec des points de vue panoramiques de grand charme.

LE LAC DE VARESE

Ce joli lac préalpin situé en Lombardie nord-occidentale, à mi-chemin entre les lacs Majeur et de Lugano, porte le nom de la ville de VARESE, qui cependant se trouve à quelques kilomètres de ses rives.

Malgré cela, les habitants de VARESE sont fiers de leur lac, dominé par les hauteurs du Sacro Monte (« Mont Sacré »), riche en oeuvres d’art, surtout des XVIIème et XVIIIème siècles (14 chapelles et une église avec des statues et des fresques) et par le panoramique Campo dei Fiori (« Champ des Fleurs »; 1226 mètres).

Le plan d’eau et la région qui l’entoure ont été le berceau d’une très ancienne civilisation néolithique, que témoignent les restes de villages sur palafittes, avec de nombreuses découvertes conservées dans les musées municipaux de VARESE. Parmi les villes, il faut mentionner GAVIRATE, sur la pointe nord, et BIANDRONNO avec la petite île Virginia, un des plus importants lieux de fouilles archéologiques de la zone.

Je vous présenterai les autres lacs italiens dès que possible!

I pasticci di Luna

Il Blog di cucina della mia mitica sorellina e la mia più grande fonte d’ispirazione !

Le Blog de cuisine de ma petite soeur et ma plus grande source d’inspiration !

http://lunanerazzurra.blogspot.com/

Les recettes filmées de « nonna » (mamie) Stella

Mythique nonna Stella !

En direct de l’Italie du Sud, une cuisine généreuse et savoureuse faite d’ingrédients simples et présentée par une  mamie d’exception:

http://www.youtube.com/view_play_list?p=701E186436901A7D

Haricots rouges en daube « façon Bud Spencer »

Probablement grâce à son apparence physique typique du « bon vivant », Bud Spencer a fait son apparition dans les livres de cuisine avec la recette des haricots mythiques daubés qui portent son nom, un plat souvent présent dans ses films.  Vous avez déjà l’eau à la bouche?… Il est temps  qu’au lieu de les regarder, nous les préparions !!

Ingrédients:

– Haricots – Sel – Une tige de céleri – 1/2 oignon – Beurre – Deux cuillers de farine – Une feuille de laurier – 1/2 verre de vin blanc sec – Paprika hongrois ou piment.

Ajouter selon ses envies:
– Ail ou noix muscade – Bouts de leberwurst bavarois ou saucisse fraîche ou lardons fumés – Lard ou saindoux – Baies de genévrier

Exécution :

La veille, mettre à tremper dans de l’eau froide les haricots.

Le lendemain, les égoutter, puis les faire cuire dans une grande quantité d’eau salée avec une tige de céleri et le demi oignon (compter entre 90 et 120 minutes de cuisson + un bon DVD à regarder en attendant… 🙂). Les laisser refroidir dans leur eau de cuisson, (on peut les  cuire au soir pour le lendemain).

Dans une poêle large faire rissoler un peu de beurre avec 2 cuillerées rases de farine jusqu’à l’obtention d’une mousse… Comme pour le début d’une béchamel.

Ajouter une feuille de laurier et  un soupçon d’ail (facultatif celui-ci), ou de la noix muscade… selon le goût.
Puis y verser les haricots cuits et égouttés (réserver le bouillon !), les faire rissoler environ cinq minutes, en ajoutant un peu de leur bouillon.

Le jus fait gonfler la farine grillée et engendre une crème savoureuse. Il est extrêmement important de bien mélanger la préparation car elle tend à faire des grumeau !.
Un demi verre de bon vin blanc très sec ajouté à ce moment serait parfait.

Lorsque le jus est évaporé, le plat est prêt ! (encore meilleur dégusté à même la poêle….façon Bud)

Variantes :

Dans la phase initiale du roussissement, on peut ajouter quelques morceaux de bon leberwurst bavarois, ou plus simplement de la saucisse fraîche. Ou encore des lardons fumés… selon les goûts. Encore meilleur, pour ceux qui n’ont pas de problèmes de cholestérol, on peut  rissoler la farine avec le lard ou le saindoux et alors… SLURP!

Une belle pincée de paprika hongrois ou de peperoncino méridional complètent le tout si on aime les plats relevés. Sinon on peut ajouter un soupçon de baies de genévrier et de noix muscade pilés au mortier.

***Vous n’arrivez pas à reproduire les recettes telles que vous les avez savourées en Italie? Vous ratez systématiquement la cuisson de vos pâtes? Vous voulez surprendre vos amis avec un repas typiquement italien? Contactez-moi : http://atelierdecuisineitalienne.wordpress.com Un coach de cuisine italienne chez vous***

Rochers de ricotta à la noix de coco

Dessert simple à réaliser, frais et léger….  à grignoter entre deux ou pour conclure en beauté un repas copieux.

Ingrédients :

Noix de Coco râpé: 250g

Fromage italien Ricotta: 250g

Sucre: 125g

Cacao amer: 50g

Amandes et noisettes

Exécution :

Verser dans un grand récipient la noix de coco râpée en en réservant 4 cuillers à table (pour la couverture). Ajouter la ricotta et le sucre et mélanger jusqu’à l’obtention d’une crème. Avec la pâte obtenue (qu’on peut épaissir d’un tout petit peu de farine si besoin) créer des petites boules de la taille d’un ferrero rocher … insérer au coeur (facultatif)  une amande ou une noisette en pressant bien le tout.

Enfin, rouler la moitié des petites boules dans le coco resté et l’autre moitié dans le cacao amer en faisant en sorte que la surface soit recouverte de manière homogène.

Conserver au frigidaire et servir fraîches.

Déguster avec ceux qu’on aime !!!

***Vous n’arrivez pas à reproduire les recettes telles que vous les avez savourées en Italie? Vous ratez systématiquement la cuisson de vos pâtes? Vous voulez surprendre vos amis avec un repas typiquement italien? Contactez-moi : http://atelierdecuisineitalienne.wordpress.com Un coach de cuisine italienne chez vous***

Histoire des « Cannoli Siciliani »

Comme leur « cousine » – la cassata siciliana –  les cannoli siciliani datent probablement du temps de la domination arabe en Sicile; ils sont traditionnellement préparés lors des festivités en période de Carnaval (quoique de nos jours on peut le déguster toute l’année).

Il s’agit d’une gaufrette roulée cuite en un bain de friture, puis fourrée avec une préparation à base de fromage ricotta sucré, fruits confits et gouttes de chocolat. Ces  pâtisseries devraient être mangées aussitôt préparées, aussi l’élément essentiel -la crème- doit être insérée dans les coquilles juste avant la mise en vente des gâteaux, afin d’éviter la formation d’humidité et la conséquente perte de croquant du biscuit; c’est précisément ce contraste entre la douceur du remplissage crémeux et le parfum de la coquille qui les rend  si délicieuses.

Nommé « cannolo » pour sa forme  -semblable à la pipe-  ce plaisir à déguster durant le Carnevale (Carnaval), fut rapidement diffusé à travers toute  l’Italie, et gagna sa bonne place dans presque chaque magasin de pâtisseries.

Pour le préparer, on roule la pâte  -minutieusement assaisonnée et coupée en un rond-  autour d’un cylindre métallique, et on le plonge ensuite dans un bain de friture jusqu’à son brunissement.

Une fois refroidis, ces biscuits en forme de tube sont farcis avec un mélange de ricotta sucré, enrichi de fruits confits et de petits morceaux de chocolat. Dans la version classique la pâte est composée de farine, sucre, blanc d’oeuf, cacao amer, café en poudre, Marsala, cognac, sel ainsi que d’une petite quantité de saindoux; le potiron confit et l’orange sont incorporés lors du  remplissage.

Les origines des cannoli, aussi appelés « chapeaux turcs », remontent à l’époque des Sarrazins ou encore à celle pré-chretienne; la forme semblable à un tube pourrait avoir été inspirée par les stèles et les menhirs Druides et symbolise la fertilité.

Balade Gourmande Made in Italy

Un peu d’histoire

Manger, pour les italiens, n’est pas un simple besoin mais un des plus grands plaisirs de la vie. Même si les rythmes de travail et le style de vie ont changé certaines habitudes alimentaires, beaucoup d’italiens trouvent encore le temps pour préparer un plat avec soin, pour se réunir -en famille et entre amis- autour d’une table devant un bon repas. La gastronomie est également l’un des sujets de conversation favoris des italiens: qu’ils soient hommes ou femmes, jeunes ou vieux, ils en parlent aussi souvent que possible; pour un italien parler de cuisine équivaut à parler de sa propre  identité, de sa propre culture. Ce n’est pas par hasard qu’un des livres qui ont le plus contribué à la diffusion de l’italien comme langue nationale unitaire ait été un livre de cuisine: la scienza in cucina e l’arte di mangiar bene (la science en cuisine et l’art de bien manger) di Pellegrino ARTUSI, publié à Florence en 1891.

Aujourd’hui tout le monde écrit de cuisine: on retrouve  journalistes, politiciens, chanteurs, bonnes soeurs, moines, acteurs, managers et footballeurs qui publient des livres de cuisine, et tous les journaux et magasines dédient un espace, même petit, aux recettes.

Savoir cuisiner est considéré en Italie un art, au même titre que savoir écrire, peindre ou jouer d’un instrument. Les italiens sont très fiers de leur cuisine nationale et, presque toujours, ils sont mécontents lorsqu’ils vont à l’étranger et s’adaptent difficilement à une autre cuisine.

Même si la cuisine italienne est très célèbre dans le monde entier c’est toujours une agréable surprise, pour un étranger qui débarque en Italie, que de  trouver une grande variété de plats et de produits typiques encore inconnus à l’étranger.

Chaque région, souvent chaque ville, a sa propre cuisine, ses propres recettes fidèles à la tradition. Mais quelles sont donc les raisons principales qui font que la tradition culinaire italienne soit aussi riche? Tout d’abord un climat très diversifié, qui permet la culture d’une grande variété de produits de la terre. Il est en effet très facile, quelle que soit la saison, de trouver des produits et des ingrédients frais pour préparer les plats plus variés.

Dans le monde entier on parle du « régime méditerranéen », typique des Pays de l’Europe du Sud, comme d’une habitude alimentaire bénéfique pour la santé. Cette cuisine est surtout celle de l’Italie du Sud et des pays qui entourent la Mer Méditerranéenne. L’assaisonnement principal de cette cuisine est l’huile d’olive, utilisée en lieu et place du beurre; de nombreuses études scientifiques ont en effet mis en évidence les propriétés bénéfiques pour la santé de cet aliment. Les médecins exhortent leurs patients à consommer des pâtes, des fruits et végétaux frais, des légumes (haricots, lentilles, pois chiches, etc.) et des céréales, aliments qui contiennent les protéines nécessaires pour une vie saine et qui aident également à prévenir certaines maladies. Il est également conseillé de consommer moins de viande et d’augmenter les apports en poisson.

Concrètement

Loin de se limiter aux pizzas et aux pâtes -qui ont fait sa renommée à travers le monde entier- la cuisine Italienne peut se targuer de nous offrir, du Nord au Sud de la botte, une palette aussi large que savoureuse de mets succulents et variés.
En effet, le repas traditionnel en Italie -celui qui se partage avec ceux qu’on aime, le dimanche ou dans les moments de fête- comporte non moins de 5 plats et parfois même davantage.
Riche, nourrissante, salutaire, à base des produits de saison du terroir -à la base une cuisine paysanne, saine et pure- c’est la cuisine sans cesse copiée dans le monde entier, mais jamais égalée.

Entre antipasti (hors-d’oeuvre) et dolci (desserts), on découvre toute la richesse du primo piatto (entrée, en général à base de pâtes), du secondo piatto (plat principal à base d’innombrables types de viandes -parfois plusieurs ensemble- et d’excellents poissons dont sont riches les mers qui entourent la Botte) et de ses contorni (légumes, salades  et accompagnements), avant d’aborder les extraordinaires formaggi (plus de 400 spécialités de fromages aromatiques en Italie), dont certains -comme le pecorino romano- seraient les vétérans de l’univers fromager.
Vous ne regarderez plus votre plat de nouilles de la même façon, je vous dis ! 🙂